Exit le Moyen-Age et bonjour la Renaissance Italienne !! Le combat contre les Templiers continue !!
Dire que cet épisode était attendu au tournant était un euphémisme... Le premier volet d'Assassin's Creed malgré un scénario torturé (le coup de l'assassin déchu pour redevenir apprenti assassin), des quêtes redondantes et de sérieux problèmes de portage (qui ne se souvient pas des plantages barbares de la PS3) ne l'ont pas empêché de se vendre à plus de 8 millions d'exemplaires... Sans compter sur le charisme de la très charmante et sympathique Jade Raymond dont le regard a fait fondre plus d'un gamer dont votre serviteur... Mais revenons en à notre second volet... Bien ?? Pas bien ?? Toute l'équipe de DirtgamerZ a enquêté.
C'est déjà à grands renforts médiatiques que cet opus entre dans nos chaumières. Le cross-média étant tendance, nous avons eu droit à trois petits courts métrages
nommés Assassin's Creed : Lineage, de relativement bonne facture et réalisés par les studios Hybride (concepteurs des effets spéciaux sur Sin City et 300), maintenant propriété d'Ubisoft. De
vidéos bien punchy, dont la plus mémorable reste celle orchestrée sur le titre «Genesis» du groupe Justice et comme toujours d'une pléthore de screens !!
Je fais l'impasse sur la BD (Assassin's Creed : Desmond) que je n'ai pas encore lu... mais il faut savoir que la franchise se décline également sur ce support.
Les courts métrages plantent donc le décor et le jeu prend la suite. Vous incarnerez le fils d'un assassin (Giovanni Auditore) et êtes, de ce fait, un descendant d'Altaïr. Complots politiques
alambiqués, villes ouvertes, personnages plus ou moins célèbres, de grandes quêtes s'offrent à vous !
Petit retour en arrière.
A la fin du premier volet, Desmond découvre d'étranges symboles dans la salle de l'Animus puis dans sa «chambre»... Au même moment, des coups de feu se font
entendre et le jeu s'arrêtait là.
Nous reprenons donc le contrôle de Desmond à ce moment précis pour nous échapper d'ABSTERGO en compagnie de Lucy. Une fois cette étape achevée, nous nous retrouvons dans un entrepôt, cachette
d'une petite cellule de résistance. Et là, Rebecca (une technicienne de la résistance) vous rebranche sur une version améliorée de l'Animus, la version 2.0 . Première surprise, nous assistons à
la naissance du personnage principal et il faut faire bouger les membres du nouveau né pour lancer le jeu. Petit détail qui m'a agréablement surpris au passage...
Direction Florence, Italie, 1476...
Dans un premier temps, le joueur incarne Ezio Auditore, un jeune homme plein de fougue, tombeur à ses heures et un tantinet bagarreur. Une petite balade sur les
toits de la ville, en compagnie de son frère Frederico, sert de tutoriel pour les déplacements de base.
C'est après un complot ourdit par les Templiers contre la famille Médicis et celle d'Ezio que notre aventure commence. Giovanni, alors emprisonné, nous demande de prendre son équipement qui est
caché dans la résidence Auditore. Après ce passage de flambeau et une phase d'habillage qui n'a rien à envier à celle du Spider-Man de Sam Raimi, il est temps de se mettre dans la peau d 'un
descendant d'Altaïr. S'en suis alors une fuite de Florence avec les rescapées de la famille, la rencontre avec un oncle (au patronyme célèbre dans le monde vidéoludique) qui va nous enseigner les
bases du combat et fournir un nouveau toit à notre héros. Je ne vais pas tout vous raconter ici, il faudra le découvrir au fil du jeu. Le but étant de contrer les Templiers et de trouver des
explications sur la fameuse Pomme d'Eden et des informations disséminées par le mystérieux sujet 16 dans les différentes villes et sur différents monuments du jeu.
Le système de jeu.
Assassin's Creed 2 corrige pas mal de défauts de son grand frère, on pourra même lui trouver un petit côté bac à sable où des influences à la GTA ou du genre
RPG viennent se mélanger. En effet, les villes sont ouvertes, il est donc aisé de s'y promener et de collecter des «plumes» qui permettront de débloquer des bonus (contrairement au premier
épisode, où la collecte de drapeaux n'apportait rien). Il y a aussi un petit système monétaire. En effet, Ezio doit s'équiper pour mener ses
missions à bien. Il faut donc acheter des pièces d'armure (pièces qu'il faudra faire réparer chez un forgeron car celles-ci se dégradent au fil des combats) et upgrader ses armes. L'argent sert
aussi à rénover le nouveau village d'adoption du héros ainsi que sa demeure. Bien qu'assez simpliste, ce petit système permet de bien s'immerger dans l'aventure. Il faudra aussi trouver les
tombes des six Assassins qui ont œuvrés avant vous contre les Templiers pour obtenir l'armure ultime : celle d'Altaïr. De plus, les points de vie ne remontent plus automatiquement, il faudra
quérir l'aide d'un médecin pour se faire soigner ou pour acheter des potions de soin. Il y a également un indice de recherche suivant les actes commis (détrousser des passants, assassiner une
cible ou juste coller une mandale à un troubadour un peu trop collant). Pour le faire diminuer, il existe plusieurs possibilités (arracher des affiches, soudoyer des mandataires...). Il existe
également un moyen de se fondre dans la foule pour semer les gardes un peu trop agressifs. Plusieurs catégories de gardes existent et sont armés différemment (épée, marteau, lance...)...
A noter, qu'il sera possible de nager, option bien sympathique compte tenu du lieu de l'action...
Ezio sera amené à rencontrer et à côtoyer des personnages célèbres. Celui qui vous aidera le plus est un petit inventeur local dénommé Léonard de Vinci. Il vous
sera utile notamment pour déchiffrer les pages de Codex trouvées en se synchronisant et vous fournira quelques gadgets comme son aile par exemple. Tout cela pour boucler une trame qui s'articule
sur 10 années.
La version testée ici est la version PS3. Assassin's Creed est également sorti sur PSP (le test arrive sous peu) avec le sous-titre : Bloodlines. Les possesseurs des 2 supports pourront donc faire jouer la connectivité des deux machines afin de débloquer 6 armes supplémentaires. Les fameuses éditions collector ajoutent quelques 3 quêtes bonus, une figurine, un Artbook et les musiques du jeu (pour la Black Edition). La White Edition, elle, contient une figurine et une quête bonus.
En conclusion, Assassin's Creed 2 est un très bon jeu. Ceux qui ont aimé le premier, adoreront celui-ci. Graphiquement, le jeu s'en tire honnêtement, les reconstitutions des villes sont
magistrales malgré du clipping et une modélisation des visages parfois limite mais le plaisir de jeu est bel et bien là. La durée de vie est plus qu'honnête puisqu'elle oscille entre les 20 à 30
heures de jeu en faisant les missions secondaires. Les musiques contribuent à l'ambiance,quoique assez discrètes, et sont toujours composées par Jesper Kyd. Les développeurs n'ont pas menti en
nous disant qu'il y aurait beaucoup de choses de rajoutées afin d'enrichir la franchise.
Il ne nous reste donc plus qu'à attendre un troisième volet.
Mon Verdict : Exceptionnellement, j'émettrai deux avis :
- MORTEL pour ceux (comme moi) qui ont vraiment adoré le premier
volet et qui trouvent cette saga vraiment passionnante !
- PROPRE pour les joueurs qui recherchent juste un bon jeu d'aventure-action.